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Complément de loyer, quand est-il légal et comment le contester

Publié le 7 juillet 2026 · Lecture 5 min · Informations à jour des arrêtés 2026

Le complément de loyer est la principale exception au plafonnement. Il autorise un bailleur à demander plus que le loyer de référence majoré, mais dans des conditions strictes que beaucoup d'annonces ne respectent pas.

Les conditions de validité

Les défauts qui interdisent tout complément

Depuis la loi 3DS de 2022, aucun complément n'est possible si le logement présente l'un de ces défauts. Sanitaires sur le palier, signes d'humidité sur les murs, classe énergétique F ou G, fenêtres donnant majoritairement sur un mur à moins de 10 mètres, infiltrations ou inondations récentes, problèmes d'évacuation d'eau au cours des 3 derniers mois, installation électrique dégradée ou mauvaise exposition de la pièce principale.

Un délai de contestation très court, 3 mois

C'est le piège principal. Le locataire dispose de 3 mois à compter de la signature du bail pour contester le complément devant la commission départementale de conciliation. Passé ce délai, le complément devient définitif, même s'il était injustifié. En cas de contestation, c'est au bailleur de prouver que le complément est fondé, pas au locataire de prouver le contraire.

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Que reste-t-il après 3 mois ?

Le loyer de base, lui, reste contestable à tout moment. S'il dépasse le loyer de référence majoré, l'action en diminution demeure ouverte pendant toute la durée du bail, et le trop-perçu se récupère jusqu'à 3 ans en arrière. Vous venez de signer ? Vérifiez votre bail sans attendre, chaque semaine compte.